Sakena Yacoobi, la mère de l‘éducation en Afghanistan

Saken Yacoobi est un Afghane courageuse et déterminée. Depuis de nombreuses années, elle s’implique dans une tâche de longue haleine : instruire les femmes et les enfants de son pays à travers de son Institut d’apprentissage afghan. Elle a ainsi touché plus de 12 millions de personnes, ce qui lui a valu d’obtenir le prix WISE attribué lors du Sommet mondial pour l’innovation en éducation.

Dr Sakena Yacoobi lors de la remise du prix WISE.Valoriser les femmes, fonder des écoles, changer des vies… Autant de raisons qui expliquent pourquoi Sakena Yacoobi a reçu ce prix, qui s’accompagne d’un chèque de 500 000 dollars. Fondatrice en 1995 de l’Institut d’apprentissage afghan, elle a consacré sa vie à l‘éducation, en particulier des filles. Elle a donné des cours clandestins sous le régime des talibans. Depuis, elle a ouvert des écoles privées, un hôpital, et même une station de radio. Nous l’avons rencontrée en Afghanistan où elle nous raconte son histoire.

Le centre d’apprentissage d’Herat, en Afghanistan, est l’une des nombreuses écoles fondées par Sakena Yacoobi. Ce jour-là, elle rend visite aux élèves. « Mes chères sœurs, écoutez-moi : vous acquérez ici des compétences qui, à l’avenir, vont seront utiles de plusieurs façons et vous permettront d‘être autonomes. Mais ne venez pas ici seulement pour la couture. Je vous encourage à échanger des idées et à apprendre l’une de l’autre. »

Sous le régime des talibans, Sakena Yacoobi a fondé l’Institut d’apprentissage afghan, qui fournit une éducation et des formations d’enseignement. Aujourd’hui, son organisation vient en aide, chaque année, à plus de 350 000 femmes et enfants.

« Chaque femme doit pouvoir être autonome, doit pouvoir affirmer sa valeur. C’est l’objectif de ces centres, dit-elle. Dès lors qu’elles deviennent autonomes, elles honorent cette organisation et nous pouvons ainsi ouvrir de nouveaux centres. Nous les formons, nous leur donnons en enseignement, nous les assistons, ce qui leur permet de gagner en confiance. »

Ruquia Panahi est une ancienne étudiante de l’Institut d’apprentissage afghan : « La première fois que je suis venue ici, je ne savais rien, j‘étais analphabète. J’ai donc commencé à apprendre à lire et à écrire, puis je me suis inscrite à la classe de couture. Maintenant, j’ai un magasin, où j’enseigne moi-même la couture. J’ai tout appris ici et, aujourd’hui, je suis une bonne couturière. Je ne demande plus d’argent à mon mari. »

480 personnes, principalement des femmes, travaillent pour l’Institut d’apprentissage afghan, qui compte quelque 340 centres.

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