Alexandra David-Néel : une aventurière au musée

La grande aventurière française, Alexandra David-Néel (1868-1969), est mise à l’honneur, au musée Guimet, du 22 février au 22 mai 2017. Elle a été la première Occidentale à entrer dans Lhassa, au Tibet.

La BD de Fred Campoy.

L’exposition évoquera la célèbre exploratrice qui, par ses longs voyages à travers le Tibet, à partir de 1911, et les nombreux ouvrages qu’ils suscitèrent, touchant un large public, marqua l’histoire de la découverte de ce mystérieux pays et du bouddhisme tibétain par l’Occident. Très attachée depuis sa jeunesse au musée Guimet qui détermina sa vocation, elle lui légua à la fin de sa longue vie un lot de peintures (thangka), quelques masques de danses rituelles et surtout, la totalité de sa bibliothèque tibétaine. Un choix de ces ouvrages, manuscrits, cahiers, sera présenté, ainsi que l’ensemble des œuvres du legs. La Maison d’écrivain A. David-Néel de Digne participera à l’exposition par le prêt de photos prises durant les séjours d’Alexandra au Tibet, de fragments de lettres ou de manuscrits, parfois inédits, évoquant notamment son lien avec le musée Guimet. Quelques planches du dessinateur Fred Campoy, auteur d’une récente BD évoquant la riche existence de cette femme d’exception, complèteront la présentation.


Exposition Alexandra David-Néel

Alexandra David-Néel en costume de lama en 1933.

Alexandra David-Néel en costume de lama en 1933.

L’héritage culturel laissé par Alexandra David-Neel se découvrait jusque-là dans sa maison de Digne-les-Bains dans les Alpes du sud où elle passa les dix dernières années de sa vie. Grace à sa « secrétaire-auxiliaire de vie » qui vécut avec elle jusqu’à son dernier souffle, le souvenir demeure. Marie-Madeleine Peyronnet chez qui rien ne disposait à s’intéresser au bouddhisme tibétain fut emportée par la passion de sa patronne et c’est elle après sa mort qui créa ce petit musée de Digne qui a gardé le nom donné par la maîtresse des lieux : « Samten Dzong », la forteresse de la méditation. Endroit attachant, mais austère sombre et étroit où le visiteur se heurte aux multiples objets rapportés par l’exploratrice : bottes tibétaines, meubles et coffres, masques, tangkas, bonnets, images, lettres et souvenirs de toute sorte. Marie-Madeleine Peyronnet a dirigé ce musée jusqu’à sa retraite en 1995, servant aussi de guide et de gestionnaire, mais trop seule pour empêcher les vols discrets de touristes indélicats. « Les gens ne reconnaissent pas qu’ils volent quand ils se font prendre nous confiait-elle avec découragement ; ils disent qu’ils emportent juste un souvenir ». (source Philippe Rochot)

http://dai.ly/xd6f5o

Informations pratiques

Voir aussi :

Bibliographie sélective :

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