23e édition du Festival Accès Asie

Affiche Accès Asie 2018

Pour la 23e année consécutive, le festival Accès Asie revient avec, comme toujours, un programme chargé et varié avec près de 70 artistes. Dans cette nouvelle édition dont le porte-parle est Mikhail Ahouja, l’Inde et l’Iran sont bien représentés aux côtés du Japon, de l’Afghanistan, de la Chine, etc. Comme l’an dernier, la soirée d’inauguration se tiendra au Lion d’Or.

Au programme de cette 23e édition du Festival

Mardi 1er mai 2017 – 5 à 7 : cocktail d’ouverture.

Animé par Alice Tran et Himmat Singh Shinhat, le cocktail d’ouverture marquera également le début du Mois du patrimoine asiatique du Canada. Au menu, un mot de bienvenue de notre invité d’honneur, André Dudemaine, quelques extraits de spectacles qui seront présentés tout au long du festival, le tout agrémenté de douceurs afghanes.
Lors de cette soirée, Geneviève Duong et Charo Foo Tai Wei interpréteront un extrait exclusif de leur spectacle Triangle courbé. Par la suite, un extrait du spectacle Golestan, avec Ziya Tabassian et Nazih Borish sera présenté.
Enfin, la musique des DJ et VJ Interstellaire II et Me Float finira la soirée.

  • Lion d’Or
  • 1676, Ontario E. (métro Papineau)
  • Entrée libre

Vendredi 4 mai 2017 – 20 h : Oracle Bones

Oracle Bones

Oracle Bones est un spectacle s’inspirant des arts divinatoires et des rituels passés. Ceux-ci sont souvent perçus comme des actes spirituels puissants, une force qui guide la psyché collective. La divination par l’examen des os d’animaux et des fissures produites lorsqu’on les soumet à la chaleur est connue par plusieurs cultures et à travers plusieurs périodes de l’histoire.

En empruntant respectueusement cette vieille pratique, Oracle Bones est une exploration du subconscient à travers des images mouvantes et immobiles, de la lumière, du son et du mouvement. Cette performance va vous transporter à travers quatre expériences musicales soigneusement sélectionnées, accompagnées de projections visuelles, d’éléments scéniques et de performances artistiques. Yen-Chao Lin, Oliver Emrys Lewis, Maya Kuroki, Rainer Wiens, Ruby Kato Attwood, Eric Quach et Philippe Leonard vous ferons voyager dans un paysage chimérique fait de sons, d’images et de lumières.

  • Sala Rossa
  • 4848, boulevard Saint-Laurent (métro Mont-Royal)
  • 10 $

Samedi 5 mai – 17 h à 20 h : Nœud

Nœud

Nœud est une exposition de l’artiste Parisa Rajabian, dont la commissaire est Hanieh Ziaei, accompagnée de projections vidéo de Shahin Parhami.

Cette exposition met le nœud au centre de sa réflexion, tantôt faisant figure d’entrave, tantôt tissant des liens. Le paradoxe du nœud réside dans sa polysémie implicite – sans lien aucun nœud, sans lien aucune vie. Nous les nouons entre nous et les renouons et nous nous trouvons noués ou renoués.

Parisa y explore la thématique de l’homme et de son environnement, après avoir abordé les femmes et leur place dans la société patriarcale révolutionnaire iranienne.

Pour Nœud, plusieurs médiums ont été utilisés par l’artiste pour créer ses illustrations, et ce, à travers l’usage de techniques mixtes telles que l’acrylique, l’encre, la photographie intégrée dans des collages et des cordes.

  • Galerie Mekic
  • 4438, rue de la Roche (métro Mont-Royal)
  • Entrée libre

Dimanche 6 mai – 14 h à 16 h : La place des femmes artistes dans l’art contemporain iranien

La place des femmes artistes dans l'art contemporain iranien.

Cette conférence animée par Hanieh Ziaei permet de prolonger l’expérience de l’exposition Nœud de l’artiste Parisa Rajabian ayant pour thème la place des femmes artistes iraniennes dans le monde des arts.

Avec cette exposition, une occasion nous est offerte d’observer quelques dimensions de l’art contemporain iranien et donnera lieu à une remise en contexte sociopolitique et artistique de la région avant d’initier la réflexion sur la place des femmes artistes dans le monde des arts.

La réappropriation de l’expression corporelle et le rejet de la mystification du corps féminin poussent en effet à une réflexion multidimensionnelle avec des questionnements tant identitaires qu’existentiels sous-jacents.

Une analyse de l’exposition permettra de revenir sur l’ambiance et la charge symbolique du nœud dont les significations varient en fonction des cultures et des traditions et de la dimension temps/espace.

  • Galerie Mekic
  • 4438, rue de la Roche (métro Mont-Royal)
  • Entrée libre (places limitées)

Vendredi 11 mai – 20 h : Eau douce – Eau trouble

Hokusai.

Le concert Eau douce – Eau trouble est présenté en collaboration avec le Groupe Le Vivier, dans le cadre des célébrations du 90e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Japon et le Canada. Regroupant trois musiciens de grand talent, soit Kimihiro Yasaka au piano, Louis-Philippe Bonin au saxophone et David Therrien-Brongo aux percussions, cet événement vous fera découvrir les différents états et mutations de l’eau, à travers des pièces musicales mettant de l’avant les couleurs et les timbres de l’Asie.

Trois thèmes récurrents dans l’imaginaire culturel du Japon seront mis en évidence, en harmonie ou en contradiction avec une forte connotation impressionniste : l’aspect mystique de la nature, la temporalité et la notion du mouvement. Étant un mélange entre la musique traditionnelle japonaise et des œuvres contemporaines, Eau douce – Eau trouble est une expérience où le Japon est mis en musique dans des ambiances allant du calme planant en sons doux et tenus aux violentes manifestations du torrent de la tempête.

Programme (sous réserve de modification)

Keiko DEVAUX, Kintsukuroi (2018) 
Saxophone, piano et percussions 
Karen TANAKA, Night Bird (1997) 
Alto saxophone 
Masakazu NATSUDA, West or Evening Song in Autumn (1996) 
Soprano saxophone et percussions 
Katsuhiro OGURI, Prayer of seabirds Anger et Grief and sorrow of seabirds. Extraits de: Scenes Coloured by Water Book II – in memoriam of victims of Great East Japan Earthquake (2012) 
Piano 
Toru TAKEMITSU, Distance (1972) 
Saxophone soprano et Sho 
Ichiro NODAIRA, Arabesque III (1981) 
Saxophone alto et piano 
Fuminori TANADA, Mysterious Morning III (1996) 
Saxophone soprano
  • Gesù – Centre de créativité
  • 1200, rue de Bleury (métro Place-des-Arts ou Place-d’armes)
  • 23 $ régulier – 15 $ aînés et étudiants

Samedi 12 mai – 12 h : Intervalles

Chittakone

À découvrir dans le cadre de la résidence Intervalles, Orchestre sauvage de sons inédits et manipulés avec soin, une installation performative de l’artiste Chittakone Thirakul (Hazy Montagne Mystique).

Vous assisterez à une performance qui allie l’homme et la machine ou l’homme et sa machine transformée. Par la suite, l’installation sera autonome et s’orchestrera d’une façon légitime comme un spectacle automate. L’expérience visuelle et auditive se veut une boucle infinie de sons perplexes qui s’entremêlent pour créer un tourment sonore, une comptine d’enfant en rêve.

Chittakone présentera un orchestre automatique de claviers transformés, jouets et bidules enfantins modifiés appuyés par des sons organiques avec une amplification modifiée par l’artiste. L’idée est de modifier chaque élément comme s’ils étaient les musiciens d’un orchestre, donnant ainsi un sens à des sons déjà créés, mais modifiés par l’homme. Un sérieux mélange entre l’enfance et la maturité d’un adulte qui ne pense qu’à détruire un son pour en faire une catastrophe.

  • OBORO
  • 4001, rue Berri (métro Sherbrooke)
  • Installation du 10 au 12 mai de 12 h à 17 h
  • Gratuit (réservation requise pour les représentations de 14 h et de 15 h)

Samedi 12 mai – 19 h 30 : Strings of Romance

Shujaat

Strings of Romance est une performance de musique indienne par le sitariste de renommée internationale Shujaat Khan, accompagné des deux joueurs de tabla Indranil Mallick et Osbert Lyall.

Shujaat Khan est surtout connu pour son style de sitar dit gayaki ang, une méthode qui vise à s’harmoniser avec les subtilités de la voix humaine. Les doigts experts de Khan conçoivent savamment des « mélodies glissantes de son style vocal… dans des expressions irrésistibles de créations musicales passionnées » (Los Angeles Times). Avec plus de 60 albums à son actif, Khan s’est vu nominé pour un Grammy® en tant que Meilleur Album de Musique du monde traditionnelle pour son travail avec le groupe Indo-Perse, Ghazal. Il est considéré comme « un des meilleurs sitaristes au monde » (Village Voice), ayant maîtrisé à la perfection l’hindoustani et la musique classique indienne.

  • Salle Bourgie, Musée des beaux-arts de Montréal
  • 1339, rue Sherbrooke Ouest (métro Peel)
  • 30 $ – 60 $

Jeudi 17 mai – 19 h 30 : La Résurrection de Sophia

La Résurrection de Sophia.

La Résurrection de Sophia raconte à travers plusieurs tableaux une histoire puissante et émouvante de la vie d’une femme, exprimée à travers de la danse et de la musique et interprétée par la talentueuse Amrita Choudhury accompagnée par Mary St-Amand Williamson et Norman Achneepineskum.

L’aventure de Sophia commence en Inde, où elle naît l’indésirable « enfant fille » dans une famille conservatrice hindoue. De descendance mixte, son apparence physique a toujours été un obstacle à son ascension. Esquivant les mariages arrangés et une vie d’incertitude, Sophia fait ses bagages et part pour le Canada. Elle atterrit dans un pays où elle fait face au racisme, à la violence et à des abus qui la poussent à se battre pour son identité et sa place dans ce monde. Tout au long de son histoire, elle nous parle de sagesse intérieure et de force de l’esprit humain.

À travers plusieurs pièces soulignant les différentes étapes de la vie de Sophia, Amrita Choudhury infuse divers styles de danse, musique et parole, afin d’offrir une performance passionnée et passionnante de La Résurrection de Sophia.

La Résurrection de Sophia retrace le parcours d’une femme immigrante qui doit affronter l’adversité à travers la vie, la mort, la résurrection et la transformation. Le chemin suit le périple social, politique, culturel et spirituel qui caractérise de nombreuses vies d’immigrants.

  • Maison de la culture Ahuntsic
  • 10300, rue Lajeunesse (métro Henri-Bourrassa)
  • Laissez-passer gratuit disponible dès le mardi 1er mai, 18h à la maison de la culture Ahuntsic ou en ligne (frais de 2 $) à accesculture.com

Vendredi 18 mai – 20 h : Golestan

Golestan 2018.

Pour célébrer la 5e édition de Golestan sont invités le célèbre percussionniste d’origine iranienne Ziya Tabassian, l’accordéoniste tsigane d’origine moldave, Sergiu Popa et deux musiciens d’origine syrienne, Omar Abou Afach à l’alto et Nazih Borish au oud. À titre d’invitée spéciale, Marina Salonga — danseuse multidisciplinaire — accompagnera les musiciens d’improvisations dansées de style tzigane fusion.

Le peuple rom a traversé l’Asie depuis l’Inde. Au cours de ces voyages et migrations, les rencontres et échanges culturels allaient de soi. Pour souligner les rencontres et les richesses culturelles, les musiciens vont rendre hommage au peuple rom en s’influençant de la musique indienne, persane, syrienne, moldave en passant même par le jazz.

  • Sala Rossa
  • 4848, boulevard Saint-Laurent (métro Mont-Royal)
  • 20 $

Samedi 19 mai – 19 h 30 : Triangle courbé

Triangle courbé

Triangle courbé est un spectacle où la danse contemporaine rencontre la danse traditionnelle.

Danse funèbre, de Kim-Sanh Châu, avec la collaboration de Mary St-Amand Williamson est un rituel autour de la mort et qui explore l’état destructif, la violence passée et la mémoire ancestrale. Les interprètes y créent une double relation : avec une version passée d’elles-mêmes et avec leur public.

Au confluent de deux rivières de Geneviève Duong, accompagnée au violon par Sato Matsui, est une expérience sensible, expressive et poétique qui aborde la résurgence des traces mémorielles des générations passées.

The Beauty Song de Charo Foo Tai Wei est inspiré du poème éponyme de Li Ya Nian écrit sous la dynastie Han. Charo nous en propose une lecture à travers une danse traditionnelle chinoise à longues manches.

  • Maison de la culture Plateau
  • 465, av. du Mont-Royal E. (métro Mont-Royal)
  • Laissez-passer gratuit disponible dès le samedi 12 mai, à la maison de la culture du Plateau-Mont-Royal ou en ligne (frais de 2 $) à accesculture.com

Jeudi 24 mai – 20 h : Perles d’ailleurs – Danse classique persane et indienne

Perles d'ailleurs 2018.

Pour cette troisième édition de Perles d’ailleurs se produiront Helia Bandeh et Parul Gupta pour une soirée de performances entrelaçant danse classique persane et indienne.

La danseuse iranienne Helia Bandeh présentera son répertoire en danse classique persane, tant sous la forme d’improvisation que sous une forme plus technique. Dévoilant l’essence même de sa discipline, Helia offrira un large aperçu de cet art qui a traversé de nombreuses épreuves au fil du dernier millénaire.

Parul Gupta présentera quelques-unes des nombreuses facettes du kathak, forme classique la plus répandue du nord de l’Inde. Signifiant « histoire », cette danse était originellement l’art de la narration. Au fil du temps, le kathak a évolué pour devenir une technique de danse et de performance artistique.

Pour clore le volet, Helia Bandeh nous fera l’honneur de donner deux ateliers de danses persanes, le samedi et le dimanche 26 et 27 mai de 10 h à 16 h 30, au Studio 303 (372, Sainte-Catherine Ouest ). Une occasion de recevoir les enseignements de cette grande artiste internationale. Maximum 20 participants.

  • Gesù – Centre de créativité
  • 1200, rue de Bleury (métro Place-des-Arts ou Place-d’armes)
  • 30 $

Jeudi 25 mai – 12 h à 14 h, samedi 26 mai – 15 h à 18 h : Vent d’Asie

Le vendredi 25 mai, c’est la musique qui est à l’honneur avec deux grands musiciens de talent. Patrick Graham, percussionniste qui s’inspire des percussions japonaises et Lamia Yared, chanteuse et musicienne libanaise, spécialisée dans le répertoire syrien et ottoman ancien, avec la collaboration de Nathaniel Huard, percussionniste, présenteront leurs œuvres de 12 h à 14 h.

Le samedi 26 mai, de 15 h à 18 h, la musique laissera place à la danse avec quatre troupes. La troupe artistique Phoenix (Hua Yun) – groupe de danse chinoise – et PAMANA ngLuzViMinda – groupe de danse et de musique philippine – offriront une performance. Pour ouvrir et clore cet après-midi de folie, Ya Eshta – collectif de danse du Moyen-Orient – et Simork – troupe de danse iranienne – proposeront des performances et des ateliers de découverte.

  • Jardins Gamelin
  • Place Émilie-Gamelin (métro Berri-UQAM)
  • Entrée libre

Vendredi 25 mai – 20 h : Les Versets terrestres

Hommage à Forough Farrokhzâd.

Les Versets terrestres est soirée littéraire orchestrée par l’écrivain Houman Zolfaghari, intitulée. Elle sera consacrée à la poétesse Forough Farrokhzâd.

Forough est partie trop jeune, il y a cinquante ans, dans un bête accident de voiture, laissant en suspens une œuvre profondément novatrice. Dans une culture où la poésie est capitale, elle est apparue et disparue tout aussi soudainement, telle une comète, et sa traînée lumineuse n’a pas encore fini de nous émerveiller et éclairer.

Cette soirée sera l’hommage de Montréal à Forough par cinq artistes montréalais, auteurs, poètes, chorégraphes et musiciennes. Hanieh Ziaei, Nasim Lootij, Kim-Sanh Châu et Houman Zolfaghari interpréteront une sélection d’écrits de la poétesse, accompagnés de l’improvisation de Jane Chan au violoncelle. La Maison est noire — seul court métrage réalisé par Forough — sera projeté lors de la soirée. Donner une voix, un corps, un volume à sa parole, dans le monde d’aujourd’hui, suivant des grands thèmes de sa démarche, de ce savoir qu’elle cherchait.

  • Sala Rossa
  • 4848, boulevard Saint-Laurent (métro Mont-Royal)
  • 10 $

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