Le 23e Sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN, Association of Southeast Asian Nations) s’est ouvert mercredi 9 octobre 2013 à Bandar Seri Begawan, la capitale, en présence des chefs d’État des 10 États membres (Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Birmanie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam). Avec pour thème « Notre peuple, notre avenir ensemble », les participants vont discuter des moyens à mettre en oeuvre pour consolider les progrès pour atteindre l’objectif de doubler le PIB combiné du bloc à 4,4 mille milliards de dollars et réduire le pourcentage de la population vivant dans la pauvreté à 9,3 % d’ici 2030. À l’issue de ce sommet, la présidence tournante de l’ASEAN sera transférée en Birmanie, qui l’assumera pour la première fois le 1er janvier 2014.
Ilham Aliev réélu président avec plus de 80 % des voix
Le président Ilham Aliev (51 ans) a été réélu pour un troisième mandat de 5 ans, à l’issue de l’élection présidentielle qui s’est tenue mercredi 9 octobre 2013, avec 84,7 % des voix, selon des résultats provisoires. Donné grand favori, il était opposé à 9 autres candidats. Plus de 59 000 observateurs ont été déployés pour surveiller le scrutin alors que l’opposition dénonçait, à l’approche du scrutin, une campagne de répression, avec de nombreuses arrestations.
Prorogation de l’autorisation de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF)
Le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé jeudi 10 octobre 2013 l’autorisation de l’ISAF Force internationale d’assistance à la sécurité sous commandement de l’OTAN jusqu’au 31 décembre 2014, déployée en Afghanistan depuis 2001. Le Conseil de sécurité a autorisé dans cette nouvelle résolution les États membres participant à l’ISAF à prendre toutes les mesures nécessaires à l’exécution de son mandat.
Un incendie ravage un atelier de confection près de Dacca
Un incendie a ravagé mardi 8 octobre 2013 un atelier de confection fabriquant des vêtements pour de grandes marques occidentales, dans la banlieue de Dacca, faisant 7 morts et une cinquantaine de blessés, selon un bilan provisoire. Un court-circuit sur une machine à tricoter, qui a déjà pris feu à plusieurs reprises, serait à l’origine du drame. L’industrie textile au Bangladesh est la deuxième plus importante au monde, derrière la Chine, et rapporte 15 milliards d’euros par an. Ce secteur emploie 3 millions de personnes, essentiellement des femmes, qui travaillent comme des esclaves, pour moins de 30 euros par mois, l’un des salaires les plus bas au monde, pour des grandes marques internationales telles que l’Italien Benetton, l’Espagnol Zara, le Britannique Marks and Spencer, le Suédois H&M, ou le Français Carrefour. Le directeur de l’OIT, Guy Ryder, a déploré mercredi 9 octobre 2013 « ce nouvel incendie qui touche le secteur de l’habillement au Bangladesh (qui) est le reflet d’une triste réalité particulièrement choquante : l’absence d’efforts suffisants mis en place pour s’assurer des conditions de santé et de sécurité au travail des employés du secteur textile ».
Conférence pour signer un traité historique sur l’usage des émissions de mercure
Ouverture lundi 7 octobre 2013, et jusqu’au vendredi 11, à Kumamoto, dans le sud-ouest du Japon, d’une conférence organisée par l’ONU pour signer et ratifier un accord, nommée Convention de Minamata, visant à réduire au niveau mondial les émissions de mercure très toxiques pour la santé et l’environnement, mais aussi la production et les utilisations du mercure, en particulier lors de la fabrication de produits et lors de processus industriels. Des délégués de 140 pays participent à cette conférence. Ce traité de l’ONU, qualifié d’historique, sera soumis à la signature mercredi 9 octobre 2013. Les participants à la conférence vont se rendre à Minamata mercredi 9 octobre 2013 pour rendre hommage aux 1700 personnes victimes d’un empoisonnement au mercure dans les années 1950. Selon l’organisation de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch (HWR), le bilan des victimes serait bien supérieur. Des dizaines de milliers d’autres personnes ont souffert d’invalidités permanentes (lésions au cerveau, incapacités intellectuelles, anomalies congénitales et autres problèmes de santé). De nombreuses victimes étaient des enfants. En vertu de la convention de Minamata, les pays abritant des mines d’or de petite taille devront mettre au point des plans d’action nationaux. Les plans couvriront des mesures visant à éliminer les pratiques particulièrement nocives, comme la combustion de l’amalgame or-mercure dans des zones résidentielles et la combustion de l’amalgame sans les dispositifs appropriés pour la capture du gaz de mercure ainsi généré. Alors que la convention ne fixe aucune date de fin pour l’usage du mercure dans les mines, elle oblige les gouvernements à réduire l’usage du mercure et à promouvoir des méthodes alternatives sans mercure. « Les gouvernements devraient envoyer un signal de soutien clair en signant dès à présent la convention, à l’occasion de la conférence diplomatique », a indiqué Human Rights Watch. « Ils devraient également prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que leur parlement ratifie la convention aussitôt que possible ». Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), sur les 100 dernières années, les quantités de mercure présentes dans les 100 premiers mètres de profondeur des océans, et provenant d’émissions liées à l’activité humaine, ont doublé. Les concentrations dans les eaux profondes ont, elles, augmenté de 25 %. Selon un rapport du PNUE, en date du 9 janvier 2013, intitulé « Évaluation globale sur le mercure 2013 (en anglais « Global Mercury Assessment 2013 »), les émissions de ce métal toxique liées à l’extraction minière artisanale ont doublé depuis 2005. L’Asie est la région qui émet le plus de mercure en comptabilisant un peu moins de la moitié des émissions mondiales. Pour la première fois, cette étude du PNUE évalue les rejets de mercure dans les rivières et les lacs et révèle qu’environ 260 tonnes de mercure – contenues auparavant dans les sols – sont libérées dans les rivières et les lacs. La majorité des expositions humaines au mercure sont dues à la consommation de poisson contaminé. Les milieux aquatiques sont donc un chaînon stratégique de la santé humaine. On estime à 200 tonnes la quantité de mercure qui se dépose dans l’Arctique chaque année, généralement loin de l’endroit où il a été rejeté. Des études montrent que les niveaux de mercure chez certaines espèces de la faune arctique ont été multipliés par dix au cours des 150 dernières années, principalement à cause de l’activité humaine. D’après le rapport du PNUE, les émissions mondiales de mercure sont restées plutôt stables au cours des vingt dernières années. En 2010, les émissions liées à l’activité humaine ont ainsi été estimées à un peu moins de 2 000 tonnes. La convention a été négociée pendant plus de trois ans sous les auspices du PNUE. Elle entrera en vigueur lorsque 50 gouvernements l’auront ratifiée. Une fois applicable, la convention offrira un mécanisme financier visant à aider les gouvernements à développer les ressources nécessaires et à apporter une assistance technique aux fins de la réduction de l’usage du mercure par le biais du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), un fonds fiduciaire géré par plusieurs donateurs. Même avant que le traité n’entre en vigueur, les gouvernements pourront toutefois demander des aides financières par le biais du fonds.
Don de 250 000 euros au PAM pour fournir une aide alimentaire à la Corée du Nord
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) de l’ONU a annoncé mardi 8 octobre 2013 que le Luxembourg a offert 250 000 euros au Programme alimentaire mondial (PAM) pour fournir une aide alimentaire à la Corée du Nord. Le PAM avait lancé en juillet 2013 un appel de fonds de 200 millions de dollars pour nourrir plus de 2 millions de Nord-Coréens démunis dans 85 comtés de huit provinces nord-coréennes. Il n’a reçu à ce jour que 13,42 millions de dollars, soit 6,7 % du budget nécessaire. En mai 2013, faute de budget, le PAM a dû réduire le volume d’aide humanitaire à la Corée du Nord et supprimé en juin 2013 la distribution de biscuits nutritifs dont bénéficiaient 50 000 enfants de l’école primaire.
6e Conférence annuelle sur le caoutchouc à Colombo
Ouverture du mardi 8 au dimanche 13 octobre 2013 de la sixième Conférence annuelle sur le caoutchouc, organisée par l’Association des pays producteurs de caoutchouc naturel (ANRPC), organisation intergouvernementale composée de 11 pays, qui représentant 92 % de la production mondiale de caoutchouc naturel. Ces pays sont : le Cambodge, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, Singapour, le Sri Lanka, la Thaïlande et le Vietnam.
Le premier tour de l’élection présidentielle du 7 septembre 2013 annulé
La Cour suprême a annoncé lundi 7 octobre 2013 avoir annulé le premier tour de l’élection présidentielle qui s’est tenu le 7 septembre 2013, remportée par l’ancien président Mohamed Nasheed, et ordonné une nouvelle élection pour le 20 octobre 2013. L’ancien président des Maldives, Mohamed Nasheed, avait remporté le premier tour de l’élection présidentielle qui s’est déroulée samedi 7 septembre 2013 avec 45,45 % des voix. Ne disposant pas des 50 % des voix nécessaires à son élection dès le premier tour, il devait être opposé à Abdulla Yameen, demi-frère de Maumoon Abdul Gayoom, au pouvoir aux Maldives du 11 novembre 1978 au 11 novembre 2008. Mais la Cour suprême avait reporté le second tour, prévu pour le 28 septembre 2013, à la suite d’un recours de l’un des candidats malheureux au premier tour, l’homme d’affaires Qasim Ibrahim, qui réclamait l’annulation du scrutin, arguant de fraudes.
Une panne d’électricité provoque un arrêt du refroidissement à la centrale nucléaire de Fukushima
Une panne d’électricité a interrompu « brièvement » lundi 7 octobre 2013 le refroidissement dans l’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima. La société gestionnaire de la centrale, Tokyo Electric Power (TEPCO), a affirmé qu’une « pompe de secours s’est rapidement mise en marche » et que la « température du réacteur est restée inchangée ». Rappelons que la centrale nucléaire de Fukushima, gravement endommagée après le séisme suivi d’un raz-de-marée (tsunami), qui avait frappé le 11 mars 2011 le nord-est du Japon, provoquant la plus importante catastrophe nucléaire après Tchernobyl, et faisant 15 880 morts et 2 694 disparus. Les incidents se multiplient à la centrale nucléaire de Fukushima. Plus de 1100 tonnes d’eau faiblement contaminées se sont déversées dans l’océan après le passage, le lundi 16 septembre 2013, du typhon Man-yi qui a fait 2 morts, 4 disparus et plus de 120 blessés.
L’Iran maintient son droit absolu à l’enrichissement d’uranium sur son sol
Lors d’une réunion qui s’est déroulée lundi 7 octobre 2013 à Téhéran, avec Yves Rossier, secrétaire d’État du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a réitéré « le droit absolu de l’Iran » d’enrichir l’uranium sur son sol. L’Iran et les puissances du groupe des Six (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) doivent reprendre leurs négociations, qui durent depuis 8 ans, le 15 octobre 2013 à Genève en Suisse pour tenter de trouver une solution à la crise du nucléaire iranien. Les États-Unis et Israël accusent l’Iran de chercher à produire l’arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que l’Iran dément.
