150 ans après, le polytechnicien star au Japon sort de l’ombre

François Léonce Verny

François Léonce Verny (1837-1908)

« Nul n’est prophète en son pays ». Cet adage se vérifie par le destin de François Léonce Verny, polytechnicien français qui a mis le Japon sur la voie de la modernité. Après avoir fait ses preuves à Brest en tant qu’ingénieur en génie maritime, il est envoyé en Chine où il a supervisé à la construction de quatre canonnières et d’un chantier naval. En 1864, à la demande du shogun, il dirige la construction de l’arsenal naval de Yokosuka dont il deviendra le directeur pendant neuf ans.

Il a également participé à la construction de plusieurs phares dans la région de Tokyo dont certains sont encore en activité. Le Japon n’a pas oublié Verny : il existe un parc à son nom et sa statue existe toujours sur le port de Yokosuka. La ville célèbre chaque année sa mémoire en novembre.

« Il est inconnu en France, mais vénéré au Japon », remarque Jean-François Mariani. Le président de l’Association franco-japonaise des amis de l’école polytechnique (AFJAX) espère ainsi « sortir de l’ombre » celui qui fut « l’un des artisans du développement industriel du Japon », le polytechnicien François-Léonce Verny. […]

Construction de l'arsenal Yokosuka, vers 1870.

Construction de l’arsenal Yokosuka, vers 1870.

Après une politique d’isolement menée pendant près de deux siècles, le Japon s’ouvre au monde à partir de 1853 et dès 1865 fait appel au jeune ingénieur du génie maritime. Sa mission ? Diriger la construction de l’arsenal naval de Yokosuka. Les travaux durent quatre ans et sont inaugurés par l’empereur en 1872 qui en a « fait un des principaux chantiers navals de la marine impériale japonaise », indique-t-on à l’AFJAX. Mais François-Léonce Verny ne s’arrête pas là puisqu’il se lance dans l’édification de phares et crée la première école de génie maritime sur place pour former les futurs ingénieurs.

« Le Japon a voulu se moderniser et il a joué un très grand rôle. Il est l’un des premiers Occidentaux à s’y être rendu. Quand le Japon s’est ouvert, on était un peu au Moyen-Age. Un peu comme la Belle au Bois dormant. Et lui a été le prince Verny qui l’a libéré », compare, avec le sourire, Jean-François Mariani.

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Mise à jour du 15 novembre 2015 : « Il y a 150 ans, un Albenassien arrivait au Japon pour construire… un port. »

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