La loi d’amnistie de personnes impliquées dans des actions antigouvernementales rejetées par le Sénat

Le Sénat a rejeté lundi 11 novembre 2013, à l’unanimité de ses 141 membres, la loi d’amnistie, qui a mobilisé ces dernières semaines plusieurs dizaines de milliers de manifestants à Bangkok la capitale. Le vote des sénateurs avait été retransmis en direct à la radio. La Chambre basse du Parlement avait approuvé le texte le 1er novembre 2013. La loi d’amnistie, proposée par le parti au pouvoir, Puea Thai, mené par la première ministre, Yingluck Shinawatra, sœur de l’ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, en exil, après avoir été renversé par un coup d’État militaire le 19 septembre 2006 alors qu’il participait à l’Assemblée générale de l’ONU à New York aux États-Unis, prévoit une amnistie des personnes impliquées dans des activités antigouvernementales, notamment pour les partisans de Thaksin Shinawatra, les « Chemises rouges » qui avaient organisé de violentes manifestations qui avaient fait 90 morts et 1900 blessés. Cette loi permettrait donc, selon ses détracteurs, le retour de Thaksin Shinawatra. L’organisation de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch (HWR), avait réagi, indiquant « qu’en adoptant cette amnistie générale, le Puea Thai transforme la Thaïlande en État paria qui ne respecte pas la justice et les droits de l’Homme ».

Sommet du Commonwealth à Colombo boycotté par plusieurs États

Ouverture à Colombo, au Sri Lanka, du Sommet des chefs d’État et de gouvernement du Commonwealth, du vendredi 15 au 17 novembre 2013, boycotté par le premier ministre indien, Manmohan Singh en réaction aux atrocités de guerre commises par l’armée sri-lankaise contre les civils tamouls en 2009. Le premier ministre canadien Stephen Harper a déjà annoncé sa non-participation à ce sommet pour dénoncer les violations des droits de l’homme au Sri Lanka. L’armée sri lankaise avait lancé en mai 2009 une vaste opération militaire contre les combattants des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE), qui luttent depuis 1972 pour obtenir un État indépendant dans le nord et l’est de l’île. La zone de combat avait été décrétée « zone militaire fermée » et interdite aux journalistes. Selon le haut commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme (HCDH), plus de 2 800 civils auraient été tués et plus de 7 000 blessés entre 20 janvier et le 19 mai 2009, date à laquelle le président Mahinda Rajapakse avait déclaré devant le parlement que la guerre contre les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) était terminée après 37 ans de combat qui ont fait près de 70 000 morts. Ajoutant que des centaines d’enfants avaient été tués et plus de 1000 autres blessés au cours de cette opération.

Nasiruddin Haqqani, chef des opérations financières du réseau Haqqani, assassiné à Bhara Kahu

Nasiruddin Haqqani, chef des opérations financières du réseau Haqqani, faction talibane en Afghanistan, inscrit sur la liste des organisations terroristes des États unis, a été assassiné dimanche 10 novembre 2013 à Bhara Kahu pour un groupe de 4 hommes armés. Les talibans pakistanais ont accusé les services de renseignements pakistanais d’avoir assassiné Nasiruddin Haqqani, en raison de sa proximité avec leur chef Hakimullah Mehsud, éliminé il y a 10 jours par un drone américain. Le réseau Haqqani est soupçonné, par les États-Unis, d’avoir perpétré des attaques en Afghanistan, dont l’attaque au camion piégé le 11 septembre 2011 contre une base de l’OTAN dans la province de Wardak, où sont déployés des soldats américains, faisant 2 morts parmi les civils et une centaine de blessés pour la plupart des soldats de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) sous commandement de l’OTAN, et l’attaque menée le 13 septembre 2011 contre le quartier général de l’OTAN et l’ambassade des États-Unis à Kaboul la capitale, dans un quartier les plus sécurisés de la capitale, faisant 7 morts et une vingtaine de blessés. Selon les États-Unis, la principale base arrière du réseau Haqqani, considéré comme la branche talibane la plus proche d’Al-Qaïda, se trouve dans la zone tribale pakistanaise du Waziristan du Nord, frontalière de l’Afghanistan. Les États-Unis avaient menacé qu’en l’absence de rupture avec le réseau et d’une aide à l’élimination de ses dirigeants, « les États-Unis agiraient unilatéralement ». Les relations entre les États-Unis et le Pakistan se sont fortement détériorées lorsque les États-Unis ont pénétré illégalement sur le territoire pakistanais pour y mener une opération commando qui a abouti dans la nuit de dimanche 1er à lundi 2 mai 2011 dans sa résidence au Pakistan à Abbottabad, ville garnison située à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale Islamabad, à l’élimination du chef du réseau terroriste Al Qaïda, Oussama Ben Laden.

Lancement de contrôles de sécurité sur 2 réacteurs d’une centrale nucléaire dans la préfecture de Niigata

L’Autorité japonaise de régulation du nucléaire (ARN), a annoncé mercredi 13 novembre 2013 le lancement de contrôles de sécurité sur les réacteurs 6 et 7 à l’arrêt de la centrale Kashiwazaki-Kariwa, dans la préfecture de Niigata, gérée par la société gestionnaire, notamment de la centrale nucléaire de Fukushima, Tokyo Electric Power (TEPCO), qui en a fait la demande, avant de pouvoir les redémarrer. Hirokiko Izumida, gouverneur de la province de Niigata a aussitôt demandé au gouvernement de justifier cette décision, soulignant que la priorité devait être donnée à d’autres problèmes plus importants, notamment l’eau radioactive qui continue de s’écouler dans la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi. Hirokiko Izumida a indiqué que « même si les contrôles montrent que les réacteurs de Kashiwazaki-Kariwa sont aux normes, rien ne garantit qu’ils peuvent fonctionner en toute sécurité » et ajouté que « l’ARN fait preuve d’absence totale de responsabilité en laissant aux fonctionnaires du gouvernement la décision finale de redémarrer les réacteurs ».

L’Iran va construire une seconde centrale nucléaire en coopération avec la Russie

Le directeur de l’Organisation de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Ali-Akbar Salehi, a annoncé mercredi 13 novembre 2013 que l’Iran va commencer la construction de sa deuxième centrale nucléaire à partir du 21 mars 2014 en coopération avec la Russie. Ali-Akbar Salehi a été nommé par le président Mahmoud Ahmadinejad le lundi 13 décembre 2010 après le limogeage surprise de Manouchehr Mottaki, ministre des Affaires étrangères en poste depuis 5 ans alors qu’il effectuait une tournée en Afrique.

Le meurtrier du vice-ministre de l’Industrie arrêté

Le meurtrier présumé de Safdar Rahmatabadi, vice-ministre de l’Industrie, des Mines et du Commerce, abattu dans sa voiture dimanche 10 novembre 2013 à Téhéran la capitale, de 2 balles, l’une dans la tête, l’autre dans la poitrine, a été arrêté, a affirmé mercredi 13 novembre 2013, Sardar Sagedi-Nia, commandant en chef de la police de Téhéran, sans donner plus de détails sur le nom et les motivations du meurtrier, se contentant de dire que « l’enquête se poursuivait ».

Le président russe écourte sa visite en Corée du Sud, « un manquement au code de bonne conduite »

Le président russe, Vladimir Poutine, a écourté mercredi 13 novembre 2013 sa visite officielle de 2 jours en Corée du Sud « en raison d’un emploi du temps chargé lors de son escale précédente au Viêt Nam », provoquant une légère crise diplomatique, certains arguant de « maladresse diplomatique », d’autres « de manquement au code de bonne conduite ». Auparavant, il a eu des entretiens avec la présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, portant sur la coopération entre les 2 pays. Plusieurs accords ont été signés dont un concernant l’exemption de visas entre la Russie et la Corée du Sud pendant des visites de 2 mois, et l’ouverture de centres culturels.