Golestan, une troisième édition plus riche

Concert Golestan au Club Soda

Le troisième volet de Golestan a clos le Festival Accès Asie. Au programme de la soirée, de la musique persane et afghane accompagnée de danses afghanes.

Cet événement artistique s’est déroulé au Club Soda qui a l’avantage de partager le même type de salle que la Sala Rossa, mais en beaucoup plus grand. Aussi, de nombreuses personnes ont répondu à l’appel, dans cet espace convivial, pour un spectacle plus intense que les années précédentes. Trois musiciens et une danseuse pour une découverte musicale (des instruments dont on n’a pas l’habitude de voir) et chorégraphique qui a fait la joie des spectateurs.

Miriam PeretzLa délicatesse du santour et l’énergie du dotar de Bashir Faramarzi (Iran), la puissance du rubab afghan d’Efrén López (Espagne) et les percussions de Ziya Tabassian (Iran) ont enveloppé les magnifiques danses de l’Israëlienne Miriam Peretz.

Légère et sensuelle, Miriam Peretz fut à la fois coquelicot et arum dans ses différents habits délicats, des parures qui faisaient penser à ces fleurs lorsqu’elle tournoyait. Habillée de blanc pour sa dernière prestation sur scène, elle a offert une danse à la manière des soufis.

Après le spectacle, Miriam Peretz a proposé au public de pousser les chaises et les tables pour se lancer dans une danse traditionnelle afghane (vidéo ci-dessous). Une initiation qui a rencontré un vrai succès vu la participation des spectateurs. Un regret toutefois, il était interdit de filmer et de photographier le concert.

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Miriam Peretz — Danseuse et chorégraphe

Danseuse, chorégraphe et professeuse, Miriam Peretz se spécialise dans les danses traditionnelles, mystiques et contemporaines en provenance, entre autres, de la Route de la Soie (Perse et l’Asie centrale). Elle puise son inspiration dans son expérience diversifiée de danse persane, en Asie centrale, flamenco et danse contemporaine ainsi que dans sa formation sous diverses formes d’arts martiaux. Miriam a été danseuse principale, directrice adjointe et chorégraphe dans la compagnie Ballet Afsaneh dance pendant de nombreuses années. Actuellement, elle brille au sein de sa propre compagnie de danse, Nava Dance Collective. Elle s’implique également comme soliste au sein de festivals à travers les États-Unis, le Moyen-Orient et l’Europe. Son amour pour la danse l’a conduit vers un parcours de vie à la recherche de façons d’utiliser les arts comme créateurs de pont entre les gens de différentes origines et aux traditions spirituelles. Elle voit la danse comme moyen unique et puissant d’exprimer une profonde émotion et une nostalgie spirituelle, et donc l’incarnation parfaite de la prière.

Ziya Tabassian — Percussionniste

Joueur de tombak (percussion iranienne) depuis ses dix ans, c’est à Montréal que Ziya Tabassian a étudié la percussion classique occidentale. Actif tant dans le milieu de la musique ancienne que les musiques du monde, il a collaboré avec plusieurs ensembles et solistes et s’est produit dans les salles et festivals prestigieux dans une quarantaine de pays à travers le monde. Ziya a déjà plusieurs disques à son actif et a lancé son premier disque solo Tombak en 2007, sous l’étiquette Ambiances magnétiques. Il joue également au sein de l’ensemble Âstân, fondé par Bashir Faramarzi en 2013.

Efrén López — Joueur de rubab afghan

Multi-instrumentiste d’origine espagnole et amoureux des instruments à cordes, Efrén López s’est d’abord illustré dans sa jeunesse au sein d’un groupe de rock et en tant que technicien du son. C’est au fil de ses voyages à Porto Rico et en Colombie que le musicien s’est ensuite approprié des instruments traditionnels à cordes doubles. Il a enregistré de nombreux albums à partir de musiques des époques médiévales et de la Renaissance. Efrén s’est enfin spécialisé dans le rubab afghan il y a plusieurs années.

Bashir Faramarzi — Joueur de santour et dotar

Né dans le nord-est de l’Iran, Bashir Faramarzi montre très tôt un vif intérêt pour les musiques traditionnelles de son pays natal et de l’Azerbaïdjan. Dès ses 15 ans, il apprend à jouer du santour (qui appartient à la famille des cithares sur table), puis il poursuit des études en interprétation musicale iranienne à l’Université de Téhéran. Il consacre ensuite des recherches en ethnomusicologie à Paris où il entreprend un travail d’enregistrement du répertoire musical et du patrimoine littéraire des joueurs de dotâr. Aujourd’hui, il joue et compose pour l’ensemble Âstân qu’il a fondé en 2013 à Montréal, et dont l’album Qazalvâreh vient d’être édité.

(source : Accès Asie)

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