La bataille de Đồng Đăng

Il y a 130 ans, le 23 février 1885, avait lieu la bataille de Đồng Đăng qui a vu la victoire de la France durant la guerre franco-chinoise. Đồng Đăng tire son nom d’une ville située entre le Viêt Nam et la Chine, dans le nord du Tonkin.

Elle est la conséquence de la campagne de Lạng Sơn (3 au 13 février 1885) dans laquelle les Français capturèrent l’armée de Guangxi basée à Lạng Sơn.

Un facteur important qui a contribué à la défaite chinoise fut l’incapacité du commandant chinois Pan Dingxin (blessé lors des combats) pour concentrer ses forces pour combattre les Français. Les troupes de Feng Zicai restèrent immobiles à plusieurs kilomètres à l’est de Đồng Đăng et ne prirent ainsi pas part à la bataille.

Carte française de la bataille de Đồng Đăng.

Carte française de la bataille de Đồng Đăng.

Après avoir chassé les Chinois du territoire tonkinois, les Français traversèrent rapidement la province de Guangxi les populations civiles s’enfuirent pour se réfugier de l’autre côté du Xi (fleuve de l’Ouest).

Les Français firent sauter, le 25 février, la porte de Chine, un poste de douane sur la frontière entre le Tonkin et Guangxi. De Négrier fit ériger sur les ruines un panneau en bois avec ces inscriptions en chinois : « Ce ne sont pas les murs de pierres qui protègent les frontières, mais l’exécution fidèle des traités. » Le message faisait allusion à l’embuscade de juin 1884, une violation perfide, aux yeux des Français, des termes de l’accord de Tientsin signé entre la France et la Chine le 11 mai 1884.

La porte de la Chine, dans la passe de Zhennan, près de Dong Dang..

La porte de la Chine, dans la passe de Zhennan, près de Dong Dang. (photo du XIXe siècle)

Trois semaines plus tard, les Chinois attaquèrent la petite garnison française de Đồng Đăng, précipitant une série d’événements qui menèrent à la défaite française lors de la bataille de Bang do, le 24 mars 1885.

Les forces en présence :

  • France
    • 2 000 hommes menés par François de Négrier et Paul Herbinger
    • 9 morts
    • 46 blessés
  • Chine
    • 6 000 hommes menés par Pan Dingxin et Feng Zicai
    • Pertes inconnues mais de loin plus lourdes que celles des troupes françaises

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