Un scandale de tricherie aux examens vire au massacre à Bhopal

L’Inde est la plus grande démocratie du monde, dit-on. C’est aussi un pays où les persécutions religieuses sont monnaie courante et la corruption endémique. On se souvient de la tricherie de masse, en mars dernier, dans le Bihar. Voici une affaire de tricherie qui vient de défrayer la chronique, en lassant dans son sillage, de nombreux cadavres.

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Quarante-sept décès, 2 000 personnes sous les verrous, 1 800 autres recherchées… La cité indienne est au centre d’une tentaculaire affaire de pots-de-vin.

La dernière fois que de telles nuées de journalistes ont fondu sur Bhopal, en Inde, c’était il y a trente ans, après l’explosion d’une usine chimique. La capitale de l’État du Madhya Pradesh venait d’être frappée par l’une des plus épouvantables catastrophes de l’histoire de l’humanité.
En ce début d’été 2015, voilà qu’une vague de morts suspectes, 47 en tout, jette à nouveau l’effroi sur la ville, faisant accourir tous les médias du sous-continent. En toile de fond, une énorme affaire de pots-de-vin dans laquelle les victimes trempaient de près ou de loin. Bienvenue dans le scandale Vyapam, qui commence à rattraper le pouvoir, et vaut à 2 000 individus d’être sous les verrous et à 1 800 autres d’être recherchés par la police…
L’affaire Vyapam a pourtant démarré comme les innombrables machinations dont l’Inde a le secret : dans la plus grande indifférence. Elle doit son nom au service de recrutement des fonctionnaires du Madhya Pradesh, une structure chargée d’organiser les examens d’entrée dans les universités et dans l’administration. Dans les années 1990, les candidats avaient pris l’habitude, pour obtenir de bonnes notes, de verser des dessous-de-table aux élus et aux employés de Vyapam.

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