Rencontre avec une iconographe d’origine libanaise

Les icônes font intégralement partie de l’Église orthodoxe, mais également des Églises catholiques orientales (copte, syriaque occidental, maronite, syriaque oriental, byzantin, arménien, guèze). Terres d’Asie s’est entretenu avec Dina Babouder, une iconographe d’origine libanaise.

Peux-tu te présenter ?

Je suis archiviste à temps plein, iconographe à temps partiel. Libanaise de cœur, Canadienne d’esprit, animée par le monde entier.

Quel est ton parcours ?

L’Université Saint-Esprit à Kaslik (USEK).

Dina Babouder.

Dina Babouder.

Je suis titulaire d’un baccalauréat en arts sacrés de l’Université Saint-Esprit à Kaslik (USEK) au Liban depuis 2000. Je me suis spécialisée en iconographie.

J’ai suivi des ateliers à Rhode Island (États-Unis) et à Montréal (Canada) pour apprendre le style de diverses écoles : copte, byzantine et russe. J’ai également donné des ateliers d’iconographie.

Je continue à écrire des icônes à temps partiel, soit pour une commande, soit pour mon propre plaisir, ou encore pour essayer de nouveaux styles et médiums et forger mon propre style (même si cela pourrait déplaire aux puristes).

En parallèle, j’ai continué mes études à Montréal et je suis titulaire d’un baccalauréat en traduction et d’une maîtrise en sciences de l’information de l’Université de Montréal et je travaille comme archiviste.

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Japon infos souhaite faire bonne impression

Logo de Japon infos

Japon Infos est un site Web situé à Toulouse, dans le sud-ouest de la France. Son responsable s’est confié à Terres d’Asie à l’occasion de la campagne de financement participatif qui a été lancée pour créer une version papier.

Vous êtes graphiste à Toulouse. Qu’est-ce qui vous amené à vous intéresser au Pays du soleil levant ?

Oui, c’est bien cela, je suis designer graphique indépendant depuis 2009. Ce qui me poussa à m’intéresser au Japon sont les influences japonaises de mon enfance que sont les dessins animés, manga et les jeux vidéo.

Adrien Leuci

Adrien Leuci.

Vous êtes également le directeur de la publication de Japon infos. En êtes-vous l’artisan et qu’est-ce qui a conduit à sa création ?

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Entretien avec Ziya Tabassian, joueur de tombak

Dans le sillage du Festival Accès Asie, nous nous sommes entretenus avec Ziya Tabassian, un percusionniste iranien installé à Montréal.

Ziya Tabassian

Qui est Ziya Tabassian ?

Je suis un musicien d’origine iranienne, vivant au Québec depuis presque 26 ans ! Je suis né à Milan, mais mes parents sont retournés en Iran quand j’avais un mois ! J’ai vécu 11 ans en Iran avant d’immigrer au Canada avec ma famille.

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Entretien avec Chan Tep, porte-parole du Festival Accès Asie

Terres d’Asie s’est entretenu avec Chan Tep, la porte-parole de la 21e édition du Festival Accès Asie.

Qui est Chan Tep ?

Chan Tep

Je suis animatrice, productrice, chroniqueuse, recherchiste et créatrice de contenus dans le milieu des médias… et je vous épargne tous les autres titres qui vont dans la section « toutes autres tâches connexes » parce que je suis une fille hyper polyvalente !!!

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Albertine Ahmadi et ses « Carnets d’Iran »

Albertine Ahmadi a publié, en 2010, un ouvrage qui permet de mieux comprendre ce qui se passe réellement en Iran. Avec franchise, courage et une bonne dose d’humour — souvent noir — elle permet au lecteur de mieux appréhender la réalité quotidienne des Iraniens, bien loin de ce que rapportent les médias. Un acte de résistance et un éclairage bien utile dans le contexte actuel.

Qui est Albertine Ahmadi ? Quel est votre parcours ?

Je suis qu’une citoyenne lambda, née de père iranien et de mère européenne. Après le lycée dans une province iranienne, j’ai pris racine en Europe. J’ai aussi eu une vie professionnelle en Iran.

La couverture de « Carnets d'Iran », d’Albertine Ahmadi.

La couverture de « Carnets d’Iran », d’Albertine Ahmadi.

Pour quelle raison avez-vous décidé d’écrire « Carnets d’Iran » ?

Après la Révolution islamique de 1979, j’ai petit à petit pris conscience de la différence de mentalité entre un individu qui a grandi et s’est formé dans une société où sa liberté de pensée et son intégrité sont respectées, — et l’individu qui subit la pression d’une dictature depuis le berceau. Le seul système politique et social en Iran a été, et est le despotisme. La théocratie de la République islamique est encore plus sévère que l’autoritarisme de la monarchie, car elle s’immisce dans chaque acte de la vie privée au nom de l’Islam. La peur affecte profondément le comportement et la mentalité des gens. Elle tétanise la pensée, déforme les réalités, jusqu’au point où le manque de confiance, le mensonge et la lâcheté sont partie intégrante de la culture. On est éduqué à se plier à la force et servir un despote. Tout dialogue serein est signe de faiblesse. Une dictature aussi inquisitrice qu’est celle de l’Iran au XXIe siècle n’est pas le fruit d’un quelconque piège de l’histoire. J’ai voulu partager mes observations avec tous ceux qui s’intéressent à l’Iran, mais surtout avec les Iraniens qui aiment leur pays. Nous n’avons pas de vision pour son avenir. Si nous voulons que notre pays soit respecté, que nous soyons respectés, il va falloir construire un nouvel Iran sur des bases saines.

Vous a-t-il été difficile de trouver un éditeur ?

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